FAQ & Conseils 


Vous trouverez ici comment nous fonctionnons, nos critères de selection et des conseils pour bien préparer votre levée de fonds. 

Comment ça marche ?

Le processus est simple et rapide.

De la demande de financement à la présentation de votre startup à notre communauté d'investisseurs

  1. Vous déposez votre dossier en ligne
  2. Si votre startup correspond à nos critères de sélection, l'équipe vous contacte pour un entretien téléphonique
  3. Suite à ce premier entretien, on organise un rendez-vous ou un call
  4. Si tout se passe bien, signature de la convention de services
  5. Avec notre équipe, préparation de votre levée de fonds: validation du montant, de la valorisation, challenge du Business Plan et du pitch-deck...
  6. Mise en ligne du dossier sur AngelSquare

Processus sur AngelSquare

Nous ciblons en priorité des Business Angels qui correspondent à votre startup (en fonction de votre secteur d'activité, du montant recherché, de l'avancement de la levée...) Si un Business Angel est intéressé par votre startup, il peut demander l'accès à votre pitch-deck et demander à vous rencontrer Nous faisons le point régulièrement avec vous sur l'avancement de votre levée : partage de feedbacks, rectification des modalités de votre levée, travail sur vos documents... Si un BA est intéressé par votre dossier, nous vous le présentons et vous laissons négocier. A vous de "closer" les Business Angels qui vous intéresse Concernant la "term-sheet" : vous pouvez proposer la vôtre, ou le Business Angel le fera

Quels sont nos critères de sélection ?

Nous focalisons nos ressources sur des dossiers que nous comprenons et qui intéresseront notre communauté d'investisseurs.

Voilà quelques éléments qui devraient vous aider à déterminer si vous rentrez notre "scope d'investissement".

La taille du tour de table

On aime

  • Seed round ( 1er tour de table)
  • entre 300 et 800K€
  • Serie A ( 2ieme tour de table)
  • 1M€- 5M€ en co-investissement
  • Avoir une partie du tour de table sécurisée

On aime moins

  • Les bridges

Secteurs d'activité

Nous sommes très généralistes !

On aime : Fintech, Big Data, IA, VR, SaaS, Marketplace, Machine learning, Medtech, Cybersecurity, Greentech, Cleantech, Mobile, Robotique, 3D, E-commerce ...

Equipe

On aime

  • Les équipes complémentaires et à temps plein

On aime moins

Valorisation

On aime

  • Les entrepreneurs ouverts à la négociation sur leur valorisation

"Speaking of price, the mistake that founders make (corresponding to investors focusing too much on downside terms) is focusing too much on getting a high price. I have seen many founders price out good investors and put the company in a bad situation facing a down round a year later, all because they were obsessed with getting a high sticker price for their company. I think it’s because it gives founders something quantitative to compete on" - Sam Altman Y Combinator

On aime moins

  • Les experts comptables missionnés à votre place pour vendre une valo :)

En savoir plus sur la valorisation ici

We <3 data-preserve-html-node="true" KPIS, metrics, track-records

C'est là que vous devez impressionner, en nous montrant qu'avec peu de moyens, un peu de growth-hacking, de réseau et de bon sens, vous avez réussi à susciter de l'intérêt pour votre solution / produit.

Tout dépend de votre startup et votre secteur, mais voilà quelques indicateurs à maîtriser

  • Nombre de users « actifs » ( DAU / MAU)
  • Analytics: pages vues, nombre de visites etc...
  • Churn rate
  • ARPU
  • CA
  • CAC
  • Burn Rate
  • Conversion rate
  • Retention rate
  • Revenue Growth Rate [ ( (Revenue Month B)- (Revenue Month A )] / ($) Revenue Month A X 100= (%)

Revenue Growth Rate “If there’s one number every founder should always know, it’s the company’s growth rate. That’s the measure of a startup. If you don’t know that number, you don’t even know if you’re doing well or badly.” - Paul Graham, VC and Co-Founder of Y Combinator Pour voir plus de KPIS, ici et ici ( source: a16z)

Autres

On aime moins

  • Un tour de table mal justifié : pour financer des achats de marchandises, du stock, l'achat de locaux...
  • Travailler avec des intermédiaires sur la levée de fonds.

Bonus: Être recommandé par un de nos Business Angels ou Alumni

Quand lever des fonds ?

La levée de seed devient nécessaire dès que le recours aux aides (BPI, subventions régionales, prix divers…) et au “love money” (apport personnel, amis, famille) n‘est plus suffisant pour garantir la croissance de l’entreprise.

Cependant, certaines conditions sont nécessaires pour être “éligible” ou tout du moins pour garantir le succès d’une levée d’amorçage.

Définir un projet solide

Le projet de croissance doit être défini et cohérent par rapport au marché. Les objectifs doivent être clairement définis et chiffrés, et ce le plus précisément possible.

Ce projet sera ensuite détaillé au sein du Business Plan.

Avoir des signes de traction forte

Des signes de traction forte seront un point important pour convaincre les Business Angels d’investir dans votre projet. Ce sont des signes tangibles que l’entreprise décolle, qu’elle a trouvé son marché et que le concept est validé.

Cela peut être la croissance du chiffre d’affaires / du volume d’affaires / du nombre d’utilisateurs, un bon taux de rétention, le panier moyen sur une plateforme de e-commerce, la signature des premier comptes clients ou partenariats… Meilleurs seront ces chiffres, plus rapide sera la levée. Cependant, les exigences varient selon le secteur, le montant de la levée, la valorisation demandée ou encore le marché ciblé par la start-up.

En conclusion, il ne faut pas hésiter à reculer une levée de quelques mois pour attendre d’avoir une meilleure traction car elle permettra à la start-up d’être plus convaincante devant les Business Angels.

Gérer son Timing

Aussi, une levée de seed se prévoit longtemps à l’avance, rechercher des fonds dans une situation d’urgence étant voué à l’échec. En général, une levée prend entre 4 et 6 mois, période qui peut s’allonger jusqu’à l’arrivée du “cash” sur le compte de la start-up (signature du pacte avec les actionnaires, formalités administratives à prévoir…).

En conclusion, une start-up doit prévoir 6 à 9 mois de trésorerie avant de se lancer pleinement dans une levée.

“Au total, entre nos premières actions de prospection et la libération des fonds, il se sera écoulé 8 mois. En conclusion, une levée de fonds, quelque soit son montant, fait intervenir plusieurs paramètres que l’on ne maîtrise pas forcement et que l’on sous-estime bien souvent. C’est pourquoi, il me semble nécessaire d’anticiper tous ces éléments et d’avoir une bonne visibilité financière (au moins 9 mois). Passé ce délai, il sera peut être trop tard pour bien maîtriser sa levée de fonds et ne pas se retrouver en « état d’urgence » — ce qui peut conduire à l’échec de l’opération ou à la dévalorisation de votre société.” Alexandre Roy de WebEngineering // Lien vers l’article

Être impliqué dans sa levée

Enfin, il est primordial que les co-fondateurs soient totalement dédiés au projet et clairs sur le développement à moyen terme de l’entreprise. Cela est un gage de sérieux mais aussi nécessaire pour convaincre des investisseurs privés d’investir financièrement (et humainement) dans votre projet.

Quels documents préparer ?

Avant de lever des fonds vous devez avoir une "data room" à disposition afin de pouvoir l'envoyer rapidement à un potentiel Business Angel qui souhaite en savoir plus.

Nous conseillons d'ailleurs de la charger dans le cloud, ce qui vous permet de mettre cette data room à jour, de rajouter des documents, de la partager facilement et potentiellement de couper l'accès aux documents.

Pitch Deck : Une idée par slide - en savoir plus

  • 1-5 min pitch - elevator pitch
  • 30 min pitch : plus longue présentation ( tips en anglais)

Tips: Mettez vous à notre place et celle des Business Angels : nous recevons des centaines de dossiers par mois. Préparez donc un pitch deck précis et concis de 10 / 20 slides max, un BP de 60 pages serait un peu indigeste.

  • Pitch Video (si disponible)
  • Demo produit ( en fonction de votre projet)
  • Avis clients
  • Road Map
  • Liste de vos advisors et des investisseurs déjà au capital ( s'il y en a)
  • BP excel
  • CV fondateurs
  • Cap-table
  • FAQ investisseurs: beaucoup de Business Angels vont vous poser les mêmes questions, vous pourrez ensuite la consolider si les mêmes questions reviennent - ce qui est également un bon support pour vous préparer

Puis en fonction de l'avancement de la levée de fonds

  • Term-sheet
  • Pacte d'actionnaire

Là dessus pas d'inquiétude, les pactes d'actionnaires sont aujourd'hui majoritairement standardisés.

Quel est le rôle d'AngelSquare

AngelSquare est la plateforme de référence pour lever des fonds auprès des meilleurs Business Angels.

Nous avons pour mission d'aider les entrepreneurs à faire un tour de table de qualité. Nous accompagnons les entrepreneurs en amont de la levée de fonds afin qu'ils puissent attaquer sereinement cette étape.

Nous préparons en amont l'entrepreneur

Point sur l'avancée de la levée au moment de la signature de la convention Réflexion sur le montant à lever et la valorisation, suggestion puis validation de notre part Challenge des documents de présentation : pitch deck, BP, Executive Summary Élaboration d'une stratégie de levée de fonds

Et nous l'accompagnons pendant la levée de fonds

A noter, notre rôle est de vous aider à entrer en relation avec des profils qualifiés de Business Angels, pertinents pour vous et intéressés par votre projet. Notre équipe vous laisse ensuite gérer vos rendez-vous et négociations, même si nous resterons disponibles et réactifs par téléphone ou mail pour vous accompagner.

Conseil en temps réel en fonction des feedbacks de nos Business Angels Préparation et debriefing des meetings Strategies de closing des BAs Follow up, relances & updates en fonction des actualités de votre entreprise (nouveaux contrats, nouveaux tickets sécurisés, etc...)

Nous attendons aussi de la part de l'entrepreneur une grande réactivité pour nous permettre de l'accompagner au mieux ! La transparence est primordiale des deux cotés ;)

Combien coûte notre service ?

Le modèle de rémunération de Fundme est simple et se calcule de la manière suivante:

  • Frais fixes de 3000€ à 5000€HT
  • Commission de 5% sur le montant levé auprès de notre communauté d'investisseurs

Lever des fonds : combien de temps prévoir ?

Lever des fonds, c'est accepter de mettre son business de coté pendant quelques temps. D'où l'intérêt d'avoir des associés ou une équipe déjà solide sur lesquels vous allez pouvoir compter.

En moyenne une levée de fonds pure prend plusieurs mois, entre 2 à 6 mois, selon votre capacité à convaincre les Business Angels.

Ensuite, il faut compter quelques mois supplémentaires avant l'arrivée réelle des fonds sur votre compte (sauf exceptions, style BSA), pour des raisons administratives.

Pour rappel, une levée se décompose en plusieurs phases:

  1. Préparation des docs, pitch-deck, BP etc.. (+info sur les documents nécessaires)
  2. Identification et pitch aux Business Angels / VC / autres
  3. Possible due diligence
  4. Négociation et signature de la LOI
  5. Négociation du pacte d'actionnaires
  6. Convocation d'une Assemblée Générale Extraordinaire
  7. Emission des bulletins de souscriptions d'actions aux Business Angels
  8. Délivrance du certificat du dépositaire par la banque sur présentation des bulletins de souscription
  9. Enregistrement de la formalité au greffe du Tribunal de commerce

Déterminer le bon montant à lever

Avoir des objectifs chiffrés

Le montant de la levée ne se définit pas au hasard mais en fonction d’objectifs chiffrés. Ces objectifs doivent être clairement définis: recrutement prévu à court et moyen terme, acquisition client, sortie d’une nouvelle version du produit…

Il faut noter que cette étape est nécessaire car les investisseurs privés comme des fonds demanderont les justifications précises du montant levé. Normalement, ces objectifs se définissent sur 15–18 mois, jusqu’à la prochaine levée, ce qui permet de calculer son “cash burn” (consommation de trésorerie) puis de déterminer le montant total à lever.

Rester réaliste

Il faut absolument éviter de déterminer le montant de sa levée selon des critères trop subjectifs, notamment en se comparant à des acteurs concurrents ayant levé récemment ou en se basant sur le dynamisme du secteur.

Si cela peut donner une échelle du montant à chercher, il faut rester concentrer sur les objectifs propres de sa startup.

Garder un montant & une valorisation “flottants”

Au début de sa levée, notamment lors des premières rencontres, il n’est pas dramatique de ne pas donner un montant recherché ou de ne pas proposer de valorisation fixe aux investisseurs.

Concernant le montant recherché, l’idée est de donner une fourchette. Les investisseurs savent effectivement que l’exécution du plan de développement (voir 3) peut coûter plus cher que prévu, mieux vaut alors jouer la carte de la transparence dès que début et donner une estimation du montant recherché qu’un montant précis irréaliste.

Quant à la valorisation (de laquelle dépend donc la part du capital que l’on va céder aux Business Angels), elle n’est pas sensée être totalement fixée au début d’une levée de fonds. On reviendra plus en détail sur cette question clé, mais il faut noter que pour une levée de seed le taux de dilution est généralement compris entre 20 et 30%.

“Avant chaque levée, on doit avoir une fourchette en tête. Pour cette levée, elle était de 6 à 10 millions d’euros. L’exécution du plan de développement coûtait 4 millions, et on a joué la transparence avec les investisseurs en leur disant qu’ils savaient bien que ça ne se passe jamais comme prévu… Et que pour être en mesure de réellement exécuter le plan initial, nous avions besoin d’au minimum 6 millions. Pour la dilution, on avait aussi une fourchette de 20 à 30%.” Cédric de 1001pharmacies.com // Lien vers l’article

Rester sur une fourchette basse, quitte à augmenter son montant On peut évidemment se tromper (un peu!) sur le montant que l’on recherche, notamment au début. Rectifier rapidement le cas échéant et s’expliquer auprès des investisseurs concernés, notamment après les premières rencontres, est primordial pour ne pas se griller.

Enfin, il est clairement déconseillé d’envisager sa levée dans une approche top-down. Mieux vaut décider d’augmenter le montant que l’on recherche pendant sa levée, quitte à devoir renégocier certaines conditions du pacte (notamment la valorisation) pour faire rentrer d’autres actionnaires, que de devoir lever moins si la levée s’éternise

Combien valoriser ma startup ?

Petit Rappel — Valorisation Pré & Post Money

La valorisation pré-money est la valeur de l’entreprise sur laquelle les entrepreneurs et les investisseurs s’accordent avant l’entrée des investisseurs au capital. C’est normalement la valeur de référence pendant les négociations.

La valorisation post-money est la valeur d’une entreprise après l’entrée des investisseurs au capital. Par exemple, si une entreprise a été valorisée 100K en pré-money et que les investisseurs injectent 50K en augmentation de capital, la valorisation post money sera de 150K et la part du capital détenue par les nouveaux investisseurs sera de 33,3%.

Ainsi, Valorisation post-money = Valorisation pré-money + montant investi

La valorisation de votre entreprise sera un sujet clé lors des négociations avec les investisseurs potentiels, voici quelques conseils pour la maîtriser au mieux.

Prévoir une fourchette de dilution

En théorie, la dilution moyenne d’une première levée (early-stage / seed) s’échelonne sur une fourchette de 20 à 30%. Elle dépend notamment du montant recherché : plus il est élevé, plus la dilution acceptée est en théorie importante.

Mais d’autres critères vous seront utiles pour déterminer la valorisation de votre start-up avant une levée tels que: le secteur (Est il technique? Porteur? Avec beaucoup ou peu de barrière à l’entrée?), l’innovation du concept / produit, le marché potentiel, votre traction….

Une fois votre valorisation idéale décidée, il est normalement préférable de rester flexible au début, au moins tant que la participation d’un investisseur n’est pas confirmé dans le tour. Cela vous donnera plus de marges de manoeuvre pendant la négociation et vous permettra de ne pas vous fermer des portes trop tôt.

Aussi, nous avons fait le choix de rester flexibles au début de notre levée et de ne pas fixer définitivement notre valorisation (l’un des points stratégiques des négociations avec les investisseurs). Cette flexibilité ne nous a pas desservis, bien au contraire, elle nous a permis de rester ouverts aux échanges avec les investisseurs potentiels et de sonder le terrain. Ouistock // Lien vers l’article

Une fois une valorisation décidée & communiquée… S’y tenir!

Néanmoins, au fil des rencontres et des négociations, vous allez devoir faire un choix et fixer définitivement votre valorisation pour valider la participation de Business Angels à votre tour. Cette décision est importante et ne doit en général pas être prise trop tôt lors de votre levée pour pouvoir vous laisser le temps de rencontrer plusieurs types d’investisseurs potentiels.

Il faut également prendre garde à ne pas “s’embrouiller” sur la valorisation comme sur d’autres conditions de l’investissement.

On en reparlera, mais la relation avec un investisseur repose avant tout sur la confiance et l’honnêteté. Ainsi, à partir du moment où vous vous accordez avec un investisseur sur une valorisation et que celui ci confirme sa participation (notamment par le biais d’une lettre d’intention par exemple), il faut s’y tenir et offrir aux autres intéressés les mêmes termes.

Si d’aventure les termes devaient changer (investisseur imprévu intéressé donc dilution plus importante, augmentation du montant de la levée pendant le tour…), il est important d’être transparent avec les investisseurs déjà engagés dans le tour. Si le prix est plus élevé, ils pourront toujours décider de se retirer.

"Chaque Business Angel intéressé souhaite discuter la valorisation, modifier une clause en place ou ajouter une clause additionnelle. Ce qui avait été convenu avec un précédent interlocuteur était systématiquement remis en cause. Au début, je souhaitais prendre en compte les demandes spécifiques de chacun et concilier ces exigences différentes. Puis, à partir du moment où j’ai eu des “oui” fermes pour des investissements, je me suis tenu à une ligne directrice et ai proposé le deal selon ces conditions, en les justifiant et en indiquant qu’elles étaient non modifiables. Résultat, même si je souhaitais travailler avec certains BA, recevoir leur investissement et bénéficier de leur expertise, j’ai indiqué que cela se ferait selon ce schéma défini. Certains ont décliné, d’autres nous ont rejoints, et les choses ont avancé et se sont concrétisées." Benoît de JeLoueMonCampingCar // [Lien vers l’article]

Attention à la “sur-valorisation”

Choisir une valorisation trop haute, si elle équivaut à une dilution plus faible, peut être risqué.

Tout d’abord, cela peut freiner vos premiers investisseurs à participer à votre tour si ils jugent qu’elle n’est pas suffisamment justifiée.

Aussi, s’accorder sur une valorisation haute c’est prendre des risques pour l’avenir, notamment pour votre prochain tour de table. En théorie, la valorisation d’une entreprise est sensée être multipliée par 2 voire 3 entre votre tour de seed et la série A à venir, mais cela doit être justifié par des métrics solides.

Enfin, s’accorder sur une valorisation trop élevée, c’est aussi prendre des risques avec vos investisseurs qui risquent d’avoir trop d’attentes au 2ème tour de table et décideront peut être de ne pas vous soutenir à ce moment.

Savoir faire des concessions

En conclusion, il faut garder à l’esprit que le but d’une levée de seed est de lever vite & bien auprès des bons investisseurs.

Il faut donc trouver le bon équilibre entre faire rentrer de bons investisseurs dans votre tour, ceux qui vont vous apporter des compétences, du réseau & de l’implication personnelle en plus d’un financement — et les conditions de votre levée. Parfois, la valorisation doit être mise au second plan.

“You should care more about good investors than good valuations.”
"Speaking of price, the mistake that founders make (corresponding to investors focusing too much on downside terms) is focusing too much on getting a high price. I have seen many founders price out good investors and put the company in a bad situation facing a down round a year later, all because they were obsessed with getting a high sticker price for their company. I think it’s because it gives founders something quantitative to compete on"

Sam Altman - Y Combinator

Est-ce qu'AngelSquare est une plateforme de crowdfunding?

Non.

Le crowdfunding comme le crowdequity (même principe, en donnant des parts contre un financement auprès de particuliers au lieu de rétribution "en nature") sont des "levée de fonds" auprès de personnes que vous ne rencontrez pas / connaissez pas via une plateforme.

Ce que nous proposons, ce sont des mises en contact direct entre vous, entrepreneurs ambitieux, et Business Angels qualifiés (ticket moyen >50k€ + expertise). Si AngelSquare vous accompagne tout au long de ce processus, c'est aussi à vous d'organiser votre levée et stratégie comme vous l'entendez !

Nous sommes conseiller en investissement financier enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 16003914

NDA ou pas ?

Non ( voir pourquoi)

Qu'est-ce qu'un Business Angels ?

Tout l’écosystème entrepreneurial français souligne l’importance des Business Angels.

Problème : personne n’est capable de dire qui sont vraiment les Business Angels français, ni comment les trouver.

Incubateurs, accélérateurs, fonds d’investissement, BPI, leveurs de fonds… Tous s’accordent pour dire que les Business Angels sont des acteurs clé du financement des startups en France, qu’ils investissent là où personne d’autre n’investit, qu’ils fonctionne plus au "coup de cœur" que d'autres acteurs, qu'ils sont nécessaires en France et qu'ils apportent beaucoup aux startups sur lesquelles ils jettent leur dévolu.

Pourtant, personne n’est capable de dire clairement à un entrepreneur qui sont vraiment ces Business Angels, et comment les trouver.

Non par omission, mais tout simplement parce que le monde des Business Angels est impénétrable pour qui n’en fait pas son métier !

Rappel : un Business Angel, qu’est-ce que c’est?

En français, on pourrait traduire « Business Angel » par « Investisseur providentiel ». Le sens du mot, presque mystique, est important, car il explique à lui seul la spécificité du Business Angel : il apporte bien plus que de l’argent. Un Business Angel, par définition, doit pouvoir influer sur le destin de la startup grâce aux compétences qu’il apporte, aux conseils qu’il prodigue, et au carnet d’adresses auquel il donne accès.

Par ailleurs, Business Angel rime, dans un certain sens, avec irrationalité : s’il investit dans une startup, contrairement aux investisseurs financiers traditionnels, c’est avant tout parce qu’il croit en l’équipe fondatrice et au marché qu’elle vise, plutôt qu’en un Business Plan. Souvent, l’investissement du Business Angel est une question de feeling. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est (très souvent) le seul acteur à investir en amorçage, c’est-à-dire à un stade de maturité où il ne fait même pas sens de se pencher sur l’analyse financière de la société tellement elle en est à ses balbutiements.

En résumé, n’est Business Angel que celui ou celle qui :

  • investit son argent personnel
  • investit du « smart money », c’est-à-dire qu’on apporte à la startup des compétences extra financières : son expertise sectorielle, son réseau, son expérience managériale ou entrepreneuriale…
  • a des critères de sélection extra-financiers

Attention ! ll y a Business Angel et Business Angel…

Depuis son apparition en France au début des années 2000, le terme « Business Angel » a très vite été monopolisé.
D’un côté par France Angels, qui réunit des dizaines de réseaux locaux de petits investisseurs, et de l’autre par le trio d’entrepreneurs à succès Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marc Simoncini, omniprésent dans les médias quand il s’agit d’investissement dans des startups.

Or, ni les uns ni les autres ne représentent vraiment les Business Angels français.

Les associations membres de France Angels, même si elles ont le mérite d’exister et qu’elles ont participé à l’émergence du phénomène des Business Angels en France, ont laissé penser que quiconque investit 5–10k€ dans une startup pouvait se définir comme Business Angel. Les réseaux de France Angels ne sont plus adaptés aux attentes des entrepreneurs d’aujourd’hui : tickets d’investissement trop faibles (autour de 10k€/personne en moyenne —  ce qui peut poser problème par la suite), processus de sélection trop longs et fastidieux, profils pas assez qualifiés…

Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marc Simoncini sont des exemples inspirants de réussites entrepreneuriales, qui font rêver les jeunes entrepreneurs. Mais ils ne sont pas représentatifs des Business Angels français pour autant.
Leur visibilité médiatique, même si elle participe grandement à l’essor du phénomène Business Angels en France, laisse très peu de place pour d’autres profils de Business Angels français, aux caractéristiques plus représentatives : ticket d’investissement plus faible (autour de 50k€ en moyenne, contre plusieurs centaines de milliers d’euros pour le trio), rythme d’investissement moins soutenu (autour de 3–4 nouveaux investissements/an, contre 1–2/semaine pour Xavier Niel via son fonds, Kima Ventures !), implication plus forte dans les startups de leur portefeuille…

Alors qui sont les Business Angels ?

De facto, au vu des caractéristiques décrites ci-dessus, les Business Angels sont en grande majorité des entrepreneurs qui souhaitent participer à de nouvelles aventures entrepreneuriales. Le fait qu’ils soient passés eux-mêmes par toutes les étapes de la création et du développement d’une entreprise leur donne une valeur extraordinaire pour les entrepreneurs qu’ils financent.
Des consultants et banquiers de haut niveau, ou des dirigeants de grands groupes, peuvent revendiquer le statut de Business Angel. Bien que l’expérience entrepreneuriale soit irremplaçable, ces profils peuvent également apporter beaucoup de valeur aux startups.

Ils parient sur des équipes qu’ils trouvent talentueuses et sympathiques, qui évoluent sur des marchés qu’ils comprennent, et qui sauront écouter et respecter leurs avis.

Ils sont conscients du niveau de risque de leurs investissements. Leur motivation financière n’intervient que dans un second temps : en effet, s’ils voulaient seulement faire fructifier leur argent, ils le placeraient ailleurs (immobilier, banque privée, bourse…).

Ainsi, voilà quelques signes qui vous permettront de repérer les bons Business Angels :

Ils sont forts : un bon Business Angel doit vous impressionner dès le premier rendez-vous, et vous faire des remarques pertinentes. Vous devez sentir instantanément que votre startup sera plus forte avec lui que sans lui. Ils sont réactifs : votre temps est précieux, le leur aussi. S’ils sont intéressés, ils vous le font savoir rapidement. Ils sont bienveillants : ils savent qu’un entrepreneur doit se concentrer sur la gestion quotidienne de sa société. Ils ne veulent donc pas lui rajouter un obstacle, et ne doivent donc pas pinailler sur des détails. Si un Business Angel vous donne trop de fil à retordre dans vos négociations au sujet de la levée de fonds, c’est qu’il y a un problème. Ils investissent des tickets significatifs : en dessous de 50k€, il est peu probable que le Business Angel s’implique réellement. Il peut arriver que des Business Angels très compétents, et expérimentés, investissent des plus petits tickets (entre 20 et 50k€). Mais dans ces cas-là, ils ne seront pas leaders du tour de table, mais suiveurs. Et par conséquent, ce ne seront pas ceux dont vous devrez attendre la plus grande implication par la suite. Ils sont de bons conseils, même si finalement ils n’investissent pas dans la startup

Où trouver ces bons Business Angels ?

Par définition, et sauf rares exceptions, les Business Angels n’ont pas pignon sur rue. Ce qui les rend difficile à identifier.

La communauté AngelSquare réunit plus de 500 Business Angels francophones qualifiés, qui partagent les caractéristiques suivantes :

  • « Smart money »
  • Ticket moyen 60k€
  • Cooptation à l’entrée

En plus, cette communauté est très active (cf. le Bilan AngelSquare 2016 en vidéo).

Florilège : Quelques erreurs à ne pas commettre en RDV

Voici quelques erreurs à ne surtout pas faire en rdv avec des Business Angels.

Ca parait simple comme ça, mais il est toujours bon de le rappeler !

  • Pré-rencontre : être trop familier avec le BA en question. Ce n'est pas votre pote, mais un investisseur potentiel, donc vouvouement de rigueur avant de voir
  • Etre arrogant, désagréable ou trop agressif - même si le profil du BA ne vous convient pas, restez sur vos gardes, c'est un petit monde
  • Monopoliser la parole, il est important d'être à l'écoute
  • Mentir. Ou faire semblant de tout connaître quand ce n'est pas le cas, ce type de rdv est avant tout une discussion, n'ayant pas peur d'admettre certaines de vos lacunes !
  • Ne pas être prêt :) Ca peut paraître idiot, mais un BA peut être très interrogateur, il est nécessaire d'arriver à l'aise sur les points clés de sa boîte et sur votre environnement sectoriel (connaître son marché sur le bout des doigts, ses concurrents...)
  • Demander de signer un NDA ( voir pourquoi )
  • Rester bloqué sur votre valorisation. Vous pouvez bien sûr proposer une fourchette et refuser de descendre en dessous d'un certain "prix", mais le but est aussi de faire rentrer du beau monde à votre capital rapidement. La valorisation est donc avant tout une question de négociation selon les profils que vous rencontrez
  • Ne pas tenir vos leads potentiels au courant de l'avancement de votre entreprise - avec un petit mail récap semi-mensuel par exemple
  • Prendre un "NON" trop personnellement

    "Le succès, c'est aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme." - Winston Churchill